lundi 16 février 2009,
par
Unique, identique décousu simple, benêt, idiot ? Ou spectacle mental ? Une grande tenture de lin est accrochée, une femme, quatre hommes sur scène, dont un, idiot, vont donner toute leur dimension aux objets et meubles disposés sobrement çà et là. Ces personnages nous font osciller entre esthétique pure et questionnement profond.
Mise en scène avec brio d’une gamme immense d’émotions. Angoisse, rire, joie, tristesse, calme, agitation se télescopent. Les personnages traversent la scène sans se voir, se rejoignent parfois en larmes, addition de scénettes qui semblent rebondir sur les précédentes et actions parfois cocasses.
Un homme angoissé clame sa tension perchée sur une colonne comme les moines stylites des premiers temps du christianisme. Un autre vient percuter ses paroles, danse disco hilarante, scène de guerre, jeux, enfance, âge adulte, folie, vide. Les rythmes changent, les actions se suivent : empiler des cailloux, changer une lampe de bureau de place, circuler sous l’espace du bureau, gestes monomaniaques saccadés au rythme d’une musique électronique et organique. Autant de gestes répétés et d’actions qui ne se rejoignent pas.
Danse, mime, performances de tout type, travail de recherche et de création, il s’agit là d’un étrange ballet dont on ressort étourdis, amusés et étonnés.